Du côté des médias sociaux

LinkedIn se porte bien, avec un business model basé à la fois sur la publicité et une offre dédiée aux recruteurs ; le réseau social professionnel compte à ce jour 238 millions d’utilisateurs qui se reconnectent plutôt souvent.

Les réseaux sociaux majeurs (Facebook et Twitter) continuent à servir de sismographe socio-économique sur toutes sortes de sujets. Ainsi, le blog iRevolution, dédié à l’analyse de l’utilisation de Twitter lors des catastrophes humanitaires, s’interroge sur la capacité à déterminer la véracité d’un tweet pendant une crise et rapporte les travaux d’une étude cherchant à détecter les fausses rumeurs sur Twitter. Dans le même esprit, le chercheur Bernhard Rieder évalue le potentiel de Facebook autour de l’analyse de réseaux anti-islamiques à la suite du réseau empirique sur les pages Facebook autour du sujet.

Enfin, l’anthropologue Natasha Schüll a analysé ce qui motivait les utilisateurs à passer du temps sur Facebook et a élaboré le concept de « machine zone », proche de ce qu’éprouvent les amateurs de machine à sous, où l’individu se laisse comme hypnotiser par une succession d’actions mécaniques sans interactions humaines, comme par exemple la consultation d’albums photos Facebook, qui occuperait 14% du temps total passé sur les réseaux sociaux. Il s’agit de se laisser prendre dans un flux où chaque action découle de la précédente, de se laisser porter, en tombant parfois sur quelque chose d’intéressant, pour immédiatement passer à l’action suivante.

Sur le grand réseau mondial

Yahoo! poursuit sa remontée à coups d’achats de société et de changements de politique interne. Cette semaine, la firme a fait l’acquisition de Rockmelt, le navigateur spécialisé dans les réseaux sociaux qui devait réinventer la navigation web, et a également annoncé un coup de fouet du côté de la R&D avec l’annonce de l’embauche de 50 chercheurs entre 2013 et 2014.

Les remous de la fermeture de Google Reader s’apaisent peu à peu et les remplaçants émergent : The Old Reader avait annoncé une quasi-fermeture du fait que ses développeurs y passaient tout leur temps libre, et revient finalement sous la forme d’une société dédiée tandis que Feedly lance une offre payante avec quelques options supplémentaires.

Au royaume de la data

Edward Tufte est sans nul doute l’un des papes de la visualisation de données. Dans une interview fort intéressante donnée à FT Magazine, il dévoile sa vision du domaine, ses plus grandes satisfactions, et les accomplissements les plus marquants dans le domaine. Dans le même esprit, le Smashing Magazine consacrait un article à la dataviz en montrant que l’activité se distingue nettement du design, qui va plutôt chercher à « enjoliver » le graphique, là où il s’agit avant tout de rendre l’information lisible.

Cet objectif est loin d’être simple et passe par une multitude de paramètres. Le choix des couleurs est l’un d’eux, et peut très facilement induire en erreur : ainsi on représente différemment une échelle de valeurs, des éléments différents, ou un spectre de nuances entre deux paramètres. Autre façon de communiquer une information, le fait d’impliquer le lecteur par la mise en place d’une visualisation interactive, l’encourageant à produire sa propre information avec l’application comme guide.

Notre visualisation de la semaine est celle du métro new-yorkais, dont le plan a été redessiné en cercles concentriques dans l’idée d’améliorer sa lisibilité.

Cliquer sur l’image.