Du côté des médias sociaux

Après Instagram, Facebook prévoirait de mettre la main sur Snapchat, l’application mobile de partage instantané de photos, pour une somme qui dépasserait le milliard de dollars. En parallèle, la firme est également en proie à un petit scandale, autour d’une image d’une grande violence qu’ils auraient hésité à censurer ; quand on connaît leur posture sur la nudité, on s’étonne qu’ils choisisse, au nom de « la liberté d’expression », de pouvoir accéder à cette vidéo via Facebook. Néanmoins Facebook reste incontournable, dans son rôle de portail du web à l’âge des réseaux sociaux. C’est ainsi que se comprend l’idée de « démonter Facebook pièce par pièce« , c’est à dire de produire une application pour chaque fonction que remplit Facebook et que l’on peut remplacer (discussion instantanée, partage de liens, carnet d’adresse…)

A noter également que l’entrée en bourse de Twitter s’annonce actuellement autour de 1,6 milliards de dollars.

Sur le grand réseau mondial

Le numérique est international et s’affranchit largement des frontières physiques : ça, on le savait depuis longtemps. Google aurait apparemment le projet d’aller encore plus loin et de construire un datacenter flottant, sur une plateforme offshore, qui serait donc un micro-Etat, libre de contraintes fiscales, et en mesure d’héberger n’importe quelles données.

Autre forme de mobilité, Wikimedia prévoit la mise en place d’un service par SMS, qui permettrait d’interroger Wikipédia dans une zone où les services de données (edge, 3/4G) ne sont pas disponibles. Dans le même temps, Wikipédia constate sa difficulté à attirer de nouveaux contributeurs, et en particulier les femmes dans une communauté qui est masculine à 90%.

Un sujet prégnant quand on parle du numérique, ce sont ses liens avec le monde physique, et les allez-retours que l’on peut faire entre les deux dimensions. A contre-courant de la numérisation du quotidien, on observe des expérimentations qui redonnent une réalité physique à des phénomènes numériques. C’est dans cette logique que s’inscrit un projet qui veut produire des GIFs animés sur support physique. Autre question que l’on peut se poser autour de ces rapports, c’est finalement que faisait-on avant Internet, que ne fait-on plus ? D’après une nouvelle étude, Internet a pris sur notre temps de sommeil, nos tâches ménagères… mais il faut surtout dire que nous avons beaucoup plus de temps pour nos loisirs, et c’est ce temps-là qu’occupe Internet.

Au royaume de la data

Une récente campagne sur les droits des femmes met en scène l’auto-complétion de Google pour mettre en évidence les clichés que l’on peut avoir sur ce que les femmes doivent et ne doivent pas faire. Cette campagne a donné l’occasion à la chercheuse Anna Jobin de rappeler qu’un algorithme n’est pas neutre et que dans sa conception comme dans ses ajustements, il fournit une certaine image du monde. Il ne faut donc pas croire Google qui affirme, dans une bataille juridique, qu’ils ne présentent qu’un simple reflet de la réalité.

80% de la donnée disponible est non-structurée, et principalement textuelle : c’est cette information-là que Watson, le projet et ordinateur d’IBM, cherche à emmagasiner. Sa capacité à traiter des volumes considérables de données est précieuse dans le domaine médical, où la production scientifique demande un temps de lecture considérable ; les choses se corsent néanmoins quand il s’agit de comprendre des conversations ordinaires. Ainsi Watson n’a pas réussi à tirer parti de l’Urban dictionary, et peine encore à distinguer un propos poli d’un propos insultant.

Du côté de l’analyse de données, on voit apparaître un terme qui pourrait devenir un nouveau buzzword : l’unsampling, que l’on pourrait traduire par « déséchantillonnage ». C’est l’idée que l’on procède, pour des raisons de performance et de confort, par échantillonnage, mais que l’on peut choisir de travailler sur toute la population. La difficulté, c’est que cette population n’existe pas, et que même en big data, c’est toujours un échantillon, certes très grand, que l’on a…

Notre visualisation de la semaine met en scène les attaques par déni de service (DDoS) partout dans le monde.

ddos
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