l'écoute, remède pour démocratie à fleur de peau

Nous vivons une ère résolument digitale où les messageries instantanées et les réseaux sociaux permettent de diminuer les contraintes d’espaces et de temps : nous pouvons échanger en temps réel avec de multiples personnes en même temps, quel que soit le lieu, quelle que soit la langue. Nous pouvons partager de l’information instantanément. Twitter et Facebook nous ont habitué à l’actualité en continue, que chacun partage dans son cercle, où chacun peut réagir, s’exprimer, « aimer » ou « désapprouver », bref, où chacun a pris l’habitude d’exprimer son opinion facilement, partout, tout le temps.

Avant internet, l’opinion ne pouvait se faire entendre qu’à travers les urnes, les sollicitations volontaires en assemblée consultative, ou au pire dans la rue. Depuis internet, il est partout, immédiat et compte bien se faire entendre. Nous vivons dans une société où l’infobésité, la surabondance d’informations, nous inonde et pousse à ignorer les messages, ou à surréagir à l’instantanéité sans pouvoir bâtir un plan cohérent et partagé, qui ne peut être le fruit que d’un travail de consensus et de synthèse qui semble impossible. 

Une voie possible pour mieux entendre ces voix multiples pourrait être une alliance entre ce que nous ont appris les sciences sociales et la psychologie sur l’écoute et la communication, avec ce que permet la technologie, tout particulièrement l’intelligence artificielle appliquée au traitement automatique du langage.

La capacité des décideurs politiques à modéliser un diagnostic des besoins de l’opinion pourrait à terme réhabiliter la confiance entre gouvernants et gouvernés, rétablir la notion de représentativité et nous rendre collectivement plus efficient.

Tribune rédigée par Thomas Cohu, Directeur Marketing & Produit chez Proxem. Découvrez l’article intégral sur LinkedIn.

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